ACTUALITE
L'entrepreneur Grâce à une organisation spécifique en moyens matériels et humains, l'entreprise générale permet de prendre part à la construction d'un ouvrage. Elle met en oeuvre une capacité de proposition et de conseil qui constitue sa valeur ajoutée : concrètement les apports de l'entreprise générale pour les acteurs essentiels à l'acte de construire (maître de l'ouvrage, maîtrise d'oeuvre et entreprises spécialisées ou sous-traitants). Il est aussi destiné aux différents prescripteurs de la construction que sont les maîtres d'oeuvre, architectes, BET, économistes qui collaborent ou sont appelés à collaborer avec l'entreprise générale.
Le Maître d'oeuvre L’architecte médiéval, appelé maître d’œuvre, est l’auteur du projet et assure la direction des travaux. Des textes mentionnent le travail des moines et des convers sur les chantiers. Ainsi, en 1145, Saint-Bernard envoie au comte d’Alençon Guillaume (fondateur de Perseigne) douze moines, deux novices et vingt-et-un convers sous la direction de l’abbé Erard pour aider à la construction de l’abbaye. L’expertise cistercienne dans le domaine du bâtiment est depuis longtemps reconnue. Des textes plus tardifs montrent que la tradition ne s’est pas interrompue au XIIIe siècle. Un moine, Henri, est maître de l’œuvre de Marienfeld en 1248. À Doberan, quatre moines, Rether, Siegebod, Ludolf, Henri, se succèdent dans ces fonctions entre 1243 et 1298. Longtemps, le maître d’œuvre est maçon, tailleur de pierre, sculpteur, dessinateur, calculateur ; il est formé sur les chantiers des cathédrales. Alain Erlande-Brandebourg a relevé que onze « maîtres » spécialisés dans l’architecture militaire sont cités dans l’entourage de Philippe-Auguste dès le début du XIIIe siècle. De nos jours, le maître d’œuvre est la personne chargée par le maître de l’ouvrage de concevoir le programme de construction ou de restauration, de diriger l’exécution des marchés de travaux, et de proposer le règlement des travaux et leur réception.
Isolants minces : la cour d’Appel de Versailles demande un complément d’expertise Alors qu’une bataille judiciaire oppose, depuis 1999, le Syndicat national des fabricants en laines minérales manufacturées (Filmm) à la société Actis, un arrêt rendu le 11 mars dernier par la cour d’Appel de Versailles requiert un complément d’expertise lors des essais. Satisfaction du Filmm. Le Syndicat national des fabricants en laines minérales manufacturées (Filmm) se réjouit, dans le procès qui l’oppose à la société Actis, de l’arrêt rendu le 11 mars 2010 par la cour d’Appel de Versailles, qui considère que la réalisation d’essais in situ doit se dérouler dans des conditions normales d’utilisation des produits, dans un laboratoire indépendant et sous le contrôle d’un expert judiciaire, a-t-il précisé dans un communiqué. En effet, en mars 1999, le Filmm a assigné l’industriel Actis, spécialiste des produits d’isolation mince, qui axait toute sa communication sur la comparaison avec les produits du Filmm. L’objet de la plainte portait sur le « dénigrement » et la « concurrence déloyale » envers le syndicat. Il y a 10 ans, le Tribunal ordonne une expertise, que le Filmm juge inutile à ce moment-là. Celle-ci débute en 2004, et un expert rend son rapport en février 2009. Essais sous contrôle Aujourd’hui, la cour d’Appel de Versaille demande qu’un complément d’expertise soit effectué. Car l’expertise a démontré que les essais in situ produisent des résultats contradictoires puisqu’ils dépendent essentiellement de la façon de les mettre en œuvre, explique le Filmm. « Le problème est qu'il n'y a pas eu d'essais contradictoires, Actis a fait les siens et nous les nôtres », indique Caroline Lestournelle du Filmm. « Dans tous les cas, cet arrêt de la cour d’Appel confirme que les essais doivent être faits sous contrôle », ajoute-t-elle. Selon le communiqué, la cour s’est également appuyée sur la nécessité de mettre en place un nouveau groupe de travail de normalisation européenne pour déterminer une méthode fiable pour conduire les essais in situ. « Il est important que des industriels n’usent plus de résultats obtenus dans des conditions d’essai anormales pour promouvoir leurs produits auprès des professionnels et des consommateurs », a rappelé le Filmm. (17/03/2010
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